Le faste et le gaspillage dans les condoléances
Le Cheikh Ibn Bâz déclare que les banquets organisés par la famille du défunt aux 3e, 8e ou 40e jours sont une Bidʿah et une pratique de la Jâhiliyyah.

س: ما حكم البذخ والإسراف في العزاء، حيث يتكلف أهل الميت بإقامة الولائم للمعزين، وهناك عادة جرت مثل اليوم الثالث واليوم الثامن والأربعين بالنسبة للمعزين؟
Question : quel est le jugement du faste et du gaspillage dans les condoléances, où la famille du défunt s'impose la charge d'organiser des banquets pour ceux qui présentent leurs condoléances ? Il existe aussi une coutume établie, comme le troisième jour, le huitième jour et le quarantième, à l'égard de ceux qui présentent leurs condoléances.
ج: هذا لا أصل له، بل هو بدعة ومنكر ومن أمر الجاهلية، فلا يجوز للمعزين أن يقيموا الولائم للميت، لا في اليوم الأول ولا في الثالث ولا في الرابع ولا في الأربعين أو غير ذلك، هذه كلها بدعة، وعادة جاهلية لا وجه لها، بل عليهم أن يحمدوا الله ويصبروا ويشكروه على ما قدر، ويسألوه سبحانه أن يصبرهم وأن يعينهم على تحمل المصيبة، ولكن لا يصنعون للناس طعاما.
Réponse : cela n'a aucun fondement ; c'est au contraire une Bidʿah, un blâmable et une pratique de la Jâhiliyyah. Il n'est pas permis à la famille du défunt d'organiser des banquets pour le mort : ni le premier jour, ni le troisième, ni le quatrième, ni au quarantième, ni à un autre moment. Tout cela est une Bidʿah et une coutume de la Jâhiliyyah sans aucun fondement. Il leur incombe plutôt de louer Allâh, de patienter, de Le remercier pour ce qu'Il a décrété, et de Lui demander سبحانه de leur accorder la patience et de les aider à supporter l'épreuve ; mais ils ne préparent pas de nourriture pour les gens.
قال جرير بن عبدالله البجلي - وهو صحابي جليل- : كنا نعد الاجتماع إلى أهل الميت وصنعة الطعام بعد الدفن من النياحة. رواه الإمام أحمد بإسناد حسن.
Jarîr ibn ʿAbd Allâh al-Bajalî, qui est un éminent Compagnon, a dit : nous considérions le rassemblement chez la famille du défunt et la préparation de nourriture après l'enterrement comme relevant des lamentations funèbres (niyâhah). Rapporté par l'imam Ahmad avec une chaîne bonne.
كان الصحابة يعدون النياحة من المحرمات؛ لأن الرسول ﷺ زجر عنها، ولكن يشرع لأقاربهم وجيرانهم أن يبعثوا لهم طعاما لأنهم مشغولون بالمصيبة؛ لأن النبي ﷺ لما وصله نعي جعفر ابن أبي طالب -رضي الله عنه- حين قتل في مؤتة بالأردن، أمر ﷺ أهل بيته أن يصنعوا لأهل جعفر طعاما، وقال: «إنه قد أتاهم ما يشغلهم» أما أهل الميت فلا يصنعوا طعاما لا في اليوم الأول، ولا في اليوم الثالث، ولا في الرابع، ولا في العاشر، ولا في غيره.
Les Compagnons considéraient les lamentations funèbres comme faisant partie des interdits ; car le Messager ﷺ les a réprimées. Mais il est légiféré pour leurs proches et leurs voisins de leur envoyer de la nourriture, car ils sont accaparés par l'épreuve ; car le Prophète ﷺ, lorsque lui parvint l'annonce de la mort de Jaʿfar ibn Abî Tâlib (qu'Allâh l'agrée), tué à Mou'tah en Jordanie, ordonna ﷺ aux gens de sa maison de préparer de la nourriture pour la famille de Jaʿfar, et dit : « Il leur est arrivé ce qui les accapare. » Quant à la famille du défunt, qu'elle ne prépare pas de nourriture : ni le premier jour, ni le troisième jour, ni le quatrième, ni le dixième, ni à un autre moment.
لكن إذا صنعوا لأنفسهم أو لضيفهم طعامًا فلا بأس، أما أن يجمعوا الناس للعزاء ويصنعوا لهم طعامًا فلا يجوز لمخالفته للسنة.
Mais s'ils préparent de la nourriture pour eux-mêmes ou pour leur hôte, il n'y a pas de mal. Quant à rassembler les gens pour les condoléances et leur préparer de la nourriture, cela n'est pas permis, en raison de sa contradiction avec la Sounnah.


