KWS·
Fatâwâ2 min de lecture

Les condoléances pour la famille d'un désobéissant

Le Cheikh Ibn Bâz : les condoléances restent recommandées même si le défunt est mort en péché (suicide, ivresse) ; prière et invocations demeurent permises.

Par Cheikh ʿAbd al-ʿAzîz ibn Bâz (rahimahou Allâh)
Architecture de mosquée

س: أحيانا تحدث وفاة شخص إما متعمدا للانتحار، أو شخص سكير شرب مسكرا يحتوي على كمية كبيرة من السكر المؤدية للوفاة، أو شخص اعتدى عليه للخلاص من شره. فهل يجوز مواساة والدة المتوفى بسبب من هذه الأسباب، أو غيرها ممن يمت له بصلة، حيت أنني أتردد كثيرا هل أذهب أم لا؟

Question : il arrive qu'une personne meure, soit volontairement par suicide, soit un ivrogne ayant bu une boisson enivrante en quantité si grande qu'elle entraîne la mort, soit une personne agressée par quelqu'un voulant se débarrasser de son mal. Est-il donc permis de consoler la mère du défunt mort pour l'une de ces causes, ou toute autre personne ayant un lien avec lui, sachant que j'hésite beaucoup : dois-je y aller ou non ?

ج: لا بأس بالتعزية، بل تستحب وإن كان الفقيد عاصيا بانتحار أو غيره، كما تستحب لأسرة من قتل قصاصا أو حدا كالزاني المحصن، وهكذا من شرب المسكر حتى مات بسبب ذلك، لا مانع في تعزية أهله فيه، ولا مانع من الدعاء له ولأمثاله من العصاة بالمغفرة والرحمة، ويغسل ويصلى عليه، لكن لا يصلي عليه أعيان المسلمين مثل السلطان والقاضي ونحو ذلك، بل يصلي عليه بعض الناس من باب الزجر عن عمله السيئ.

Réponse : il n'y a pas de mal à présenter les condoléances ; c'est même recommandé, même si le défunt était un désobéissant, mort par suicide ou autre. De même, elles sont recommandées pour la famille de celui qui a été exécuté par talion (Qisâs) ou en application d'une peine légale (Hadd), comme le fornicateur marié ; et de même pour celui qui a bu une boisson enivrante jusqu'à en mourir : rien n'empêche de présenter les condoléances à sa famille à son sujet, et rien n'empêche d'invoquer pour lui et pour ses semblables parmi les désobéissants le pardon et la miséricorde. Il est lavé et l'on prie sur lui ; cependant, les personnalités des musulmans, comme le sultan, le juge et leurs semblables, ne prient pas sur lui : certaines personnes prient sur lui, à titre de dissuasion contre sa mauvaise œuvre.

أما من مات بعدوان غيره عليه فهذا مظلوم يصلى عليه ويدعى له إذا كان مسلمًا، وكذا من مات قصاصًا- كما تقدم- فهذا يصلى عليه ويدعى له ويعزى أهله في ذلك إذا كان مسلمًا ولم يحصل منه ما يوجب ردته. والله ولي التوفيق.

Quant à celui qui est mort par l'agression d'autrui, celui-là est une victime d'injustice : on prie sur lui et on invoque pour lui s'il était musulman. De même celui qui est mort par talion, comme il a précédé : on prie sur lui, on invoque pour lui et on présente les condoléances à sa famille à ce sujet, s'il était musulman et qu'il n'a rien commis qui entraîne son apostasie. Et Allâh est le Garant de la réussite.

Majmoûʿ al-Fatâwâcondoléancesmortpéchés

À lire ensuite