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Suspendre des images

Le Cheikh Ibn Bâz interdit de suspendre les images d'êtres animés dans les maisons ; l'image d'un tapis foulé ou d'un coussin n'empêche pas les anges.

Par Cheikh ʿAbd al-ʿAzîz ibn Bâz (rahimahou Allâh)
Lanterne traditionnelle

س: ما حكم تعليق الصور في المنازل وفي غيرها؟

Question : quel est le jugement de la suspension des images dans les maisons et ailleurs ?

ج: الحمد لله وحده، وبعد:

Réponse : la louange est à Allâh seul. Ceci dit :

حكم ذلك التحريم إذا كانت الصور من ذوات الأرواح من بني آدم أو غيرهم؛ لقول النبي ﷺ لعلي : «ألا تدع صورة إلا طمستها، ولا قبرا مشرفا إلا سويته» رواه مسلم في صحيحه، ولما ثبت عن عائشة -رضي الله عنها- أنها علقت على سهوة لها سترا فيه تصاوير، فلما رآه النبي ﷺ هتكه وتغير وجهه ﷺ وقال: «يا عائشة، إن أصحاب هذه الصور يعذبون يوم القيامة، ويقال لهم أحيوا ما خلقتم» أخرجه مسلم وغيره.

Le jugement en est l'interdiction lorsque les images sont celles d'êtres dotés d'une âme, fils d'Âdam ou autres ; conformément à la parole du Prophète ﷺ à ʿAlî : « Ne laisse aucune image sans l'effacer, ni aucune tombe surélevée sans la niveler », rapportée par Mouslim dans son Sahîh ; et à ce qui est établi de ʿÂ'ishah (qu'Allâh l'agrée) : elle avait suspendu sur une alcôve à elle un rideau comportant des images, et lorsque le Prophète ﷺ le vit, il l'arracha, son visage ﷺ changea et il dit : « Ô ʿÂ'ishah, les auteurs de ces images seront châtiés au Jour de la Résurrection, et il leur sera dit : donnez vie à ce que vous avez créé. » Rapporté par Mouslim et d'autres.

لكن إذا كانت الصورة في بساط يمتهن أو وسادة يرتفق بها فلا حرج في ذلك؛ لما ثبت عن النبي ﷺ أنه كان على موعد من جبرائيل، فلما جاء جبرائيل امتنع عن دخول البيت، فسأله النبي ﷺ فقال: «إن في البيت تمثالا وسترا فيه تصاوير وكلبا، فأمر برأس التمثال أن يقطع، وبالستر أن يتخذ منه وسادتان منتبذتان توطآن، وأمر بالكلب أن يخرج» ففعل ذلك النبي ﷺ فدخل جبرائيل عليه السلام.

Cependant, si l'image se trouve sur un tapis utilisé sans égard ou un coussin sur lequel on s'accoude, il n'y a pas de mal en cela ; en raison de ce qui est établi du Prophète ﷺ : il avait un rendez-vous avec Jibrâ'îl, et lorsque Jibrâ'îl vint, il s'abstint d'entrer dans la maison. Le Prophète ﷺ l'interrogea, et il répondit : « Il y a dans la maison une statue, un rideau comportant des images et un chien : ordonne que la tête de la statue soit coupée, que l'on fasse du rideau deux coussins délaissés que l'on foule, et ordonne que le chien soit sorti. » Le Prophète ﷺ le fit, et Jibrâ'îl (ʿalayhi as-salâm) entra.

أخرجه النسائي وغيره بإسناد جيد، وفي الحديث المذكور أن الكلب كان جروا للحسن أو الحسين تحت نضد في البيت، وقد صح عن النبي ﷺ أنه قال: «لا تدخل الملائكة بيتا فيه صورة ولا كلب» متفق عليه، وقصة جبرائيل هذه تدل على أن الصورة في البساط ونحوه لا تمنع من دخول الملائكة، ومثل ذلك ما ثبت في الصحيح عن عائشة -رضي الله عنها- أنها اتخذت من الستر المذكور وسادة يرتفق بها النبي ﷺ.

Rapporté par an-Nasâ'î et d'autres avec une bonne chaîne. Dans le hadîth mentionné, le chien était un chiot appartenant à al-Hasan ou à al-Housayn, sous une étagère dans la maison. Il est authentiquement rapporté du Prophète ﷺ qu'il a dit : « Les anges n'entrent pas dans une maison où se trouvent une image ou un chien. » Son authenticité fait l'objet d'un accord. Cette histoire de Jibrâ'îl indique que l'image sur le tapis et ce qui y ressemble n'empêche pas l'entrée des anges ; il en va de même de ce qui est établi dans le Sahîh, d'après ʿÂ'ishah (qu'Allâh l'agrée) : elle fit du rideau mentionné un coussin sur lequel le Prophète ﷺ s'accoudait.

Majmoûʿ al-Fatâwâimagesmaisoninterdits

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