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Les bêtes égorgées lors des conciliations tribales

Le Cheikh Ibn Bâz répond : égorger des chamelles ou des moutons pour honorer le détenteur du droit relève des usages de la Jâhiliyyah et du sacrifice pour autrui.

Par Cheikh ʿAbd al-ʿAzîz ibn Bâz (rahimahou Allâh)
Calligraphie arabe

س: إذا تخاصم قبيلتان أو شخصان وحكم شيخ القبيلة على المدعى عليه بعقائر من الإبل أو الغنم تعقر وتذبح عند من له الحق، إلى آخره.

Question : lorsque deux tribus ou deux personnes se querellent et que le chef de tribu condamne le défendeur à des bêtes (chamelles ou moutons) à immoler et égorger chez celui qui détient le droit, etc.

ج: الذي يظهر لنا من الشرع المطهر أن هذه العقائر لا تجوز؛ لوجوه:

Réponse : ce qui nous apparaît de la législation purifiée est que ces immolations ne sont pas permises, pour plusieurs raisons :

أولها: أن هذا من سنة الجاهلية، وقد قال النبي ﷺ: «لا عقر في الإسلام».

La première : cela relève des usages de la Jâhiliyyah, et le Prophète ﷺ a dit : « Pas de ʿaqr en islam ».

والثاني: أن هذا العمل يقصد منه تعظيم صاحب الحق، والتقرب إليه بالعقيرة، وهذا من جنس ما يفعله المشركون من الذبح لغير الله، ومن جنس ما يفعله بعض الناس من الذبح عند قدوم بعض العظماء، وقد قال جماعة من العلماء: إن هذا يعتبر من الذبح لغير الله، وذلك لا يجوز، بل هو في الجملة من الشرك، كما قال الله سبحانه: ﴿قُلْ إِنَّ صَلَاتِي وَنُسُكِي وَمَحْيَايَ وَمَمَاتِي لِلَّهِ رَبِّ الْعَالَمِينَ * لَا شَرِيكَ لَهُ وَبِذَلِكَ أُمِرْتُ وَأَنَا أَوَّلُ الْمُسْلِمِينَ﴾ [الأنعام:162-163] والنسك هو الذبح، قرنه الله بالصلاة لعظم شأنه، فدل ذلك على أن الذبح يجب أن يكون لله وحده، كما أن الصلاة لله وحده، وقال تعالى ﴿إِنَّا أَعْطَيْنَاكَ الْكَوْثَرَ * فَصَلِّ لِرَبِّكَ وَانْحَرْ﴾ [الكوثر:1-2] وقال النبي ﷺ: «لعن الله من ذبح لغير الله».

La deuxième : par cette pratique, on vise la glorification du détenteur du droit et le rapprochement de lui par la bête immolée ; cela est du même genre que ce que font les associateurs en égorgeant pour un autre qu'Allâh, et du même genre que ce que font certaines personnes en égorgeant à l'arrivée de certains grands personnages. Un groupe de savants a dit : cela est considéré comme un égorgement pour un autre qu'Allâh, et cela n'est pas permis ; c'est même, d'une manière générale, du Shirk, comme Allâh سبحانه a dit [sens rapproché] : « Dis : ma prière, mon sacrifice, ma vie et ma mort appartiennent à Allâh, Seigneur des mondes. Il n'a pas d'associé ; c'est cela qui m'a été ordonné, et je suis le premier des musulmans » [Al-Anʿâm : 162-163]. Le « nousouk », c'est l'égorgement : Allâh l'a associé à la prière en raison de la grandeur de son rang, ce qui indique que l'égorgement doit être pour Allâh seul, de même que la prière est pour Allâh seul. Il تعالى a dit [sens rapproché] : « Nous t'avons certes donné al-Kawthar ; prie donc ton Seigneur et sacrifie » [Al-Kawthar : 1-2]. Et le Prophète ﷺ a dit : « Qu'Allâh maudisse quiconque égorge pour un autre qu'Allâh ».

الوجه الثالث: أن هذا العمل من حكم الجاهلية، وقد قال الله سبحانه: ﴿أَفَحُكْمَ الْجَاهِلِيَّةِ يَبْغُونَ وَمَنْ أَحْسَنُ مِنَ اللَّهِ حُكْمًا لِقَوْمٍ يُوقِنُونَ﴾ [المائدة:50] وفيه مشابهة لأعمال عباد الأموات، والأشجار والأحجار كما تقدم.

La troisième raison : cette pratique relève du jugement de la Jâhiliyyah, et Allâh سبحانه a dit [sens rapproché] : « Est-ce donc le jugement de la Jâhiliyyah qu'ils recherchent ? Qui est meilleur qu'Allâh en jugement, pour des gens qui ont la certitude ? » [Al-Mâ'idah : 50]. Il y a en elle une ressemblance avec les pratiques des adorateurs des morts, des arbres et des pierres, comme cela a précédé.

فالواجب: تركه، وفيما شرع الله من الأحكام ووجوه الإصلاح ما يغني ويكفي عن هذا الحكم، والله ولي التوفيق.

Ce qui est obligatoire : la délaisser. Dans ce qu'Allâh a légiféré comme jugements et comme voies de conciliation, il y a de quoi se passer largement de ce jugement. Et Allâh est le Garant de la réussite.

Majmoûʿ al-FatâwâsacrificeShirkcoutumes

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