Elle embrasse l'islam tandis que son mari demeure associateur
Le Cheikh Ibn Bâz répond au sujet de sœurs devenues musulmanes dont les maris restent associateurs : le mariage ne subsiste pas avec un mari non musulman.

س: وأما قول السائل: عن رجل له أخوات تزوجن برجال مشركين، وعندما اهتدى أراد دعوتهم إلى التوحيد، فأجبنه أخواته، ولم يستجب له أزواجهن، فهل يفصل أخواته عن أزواجهن، أم ماذا يفعل؟
Question : quant à la question du questionneur au sujet d'un homme dont les sœurs ont épousé des hommes associateurs : lorsqu'il fut guidé, il voulut les appeler au Tawhîd ; ses sœurs lui répondirent favorablement, mais leurs maris ne lui répondirent pas. Doit-il séparer ses sœurs de leurs maris, ou que doit-il faire ?
جـ: إذا كن مسلمات فالنكاح باطل، ويجب عليه فصل أخواته عنهم، ويلزمه ذلك، وإذا كان في بلاد إسلامية وجب على حاكمها أن يفصلهن من أزواجهن الكفار، أما إذا كن كافرات معهم مثل يهوديات أو نصرانيات أو وثنيات فنكاحهن صحيح، فإذا أسلمن حرم عليهن البقاء معهم وهم غير مسلمين؛
Réponse : si elles étaient musulmanes, le mariage est nul, et il lui est obligatoire de séparer ses sœurs d'eux ; cela s'impose à lui. S'il se trouve dans un pays musulman, il incombe à son gouvernant de les séparer de leurs maris mécréants. Mais si elles étaient mécréantes avec eux, par exemple juives, chrétiennes ou idolâtres, leur mariage est valide ; si elles embrassent ensuite l'islam, il leur devient interdit de rester avec eux tant qu'ils ne sont pas musulmans ;
لقوله جل وعلا: ﴿لا هُنَّ حِلٌّ لَهُمْ وَلا هُمْ يَحِلُّونَ لَهُنَّ﴾ [الممتحنة:10] وعليهن أن ينفصلن عن أزواجهن الكفار، إلا إذا أسلم الزوج في العدة فهي امرأته، وهكذا بعد العدة على الصحيح إذا كانت ما تزوجت له الرجوع إليها، كما رجعت بنت النبي ﷺ زينب -رضي الله عنها- إلى زوجها أبي العاص ابن الربيع بعدما أسلم وقد مضت العدة.
en raison de Sa parole جل وعلا [sens rapproché] : « Elles ne leur sont pas licites, et eux ne leur sont pas licites » [Al-Moumtahanah : 10]. Elles doivent se séparer de leurs maris mécréants, sauf si le mari embrasse l'islam pendant le délai de viduité : elle est alors son épouse ; et de même après le délai de viduité, selon l'avis juste, si elle ne s'est pas remariée : il peut revenir à elle, comme la fille du Prophète ﷺ, Zaynab (qu'Allâh l'agrée), est revenue à son mari Aboû al-ʿÂs ibn ar-Rabîʿ après qu'il eut embrassé l'islam, alors que le délai de viduité était écoulé.
وصلى الله وسلم على نبينا محمد وآله وصحبه.
Qu'Allâh prie et salue sur notre Prophète Mouhammad, sa Famille et ses Compagnons.


