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« Nous ne les adorons pas, nous recherchons leur bénédiction »

Le Cheikh Ibn Bâz réfute ce doute : ce qui compte, ce sont les réalités et non les noms ; appeler l'adoration tabarrouk ne change rien à son jugement.

Par Cheikh ʿAbd al-ʿAzîz ibn Bâz (rahimahou Allâh)
Livres anciens

س: وأما قول السائل: أولئك قالوا ما نعبدهم إلا ليقربونا، فاعترفوا بالعبادة ولكن هؤلاء المتأخرين ما يقولون: إنهم يعبدونهم، ولكن يقولون: إنهم يتبركون بهم؟

Question : quant à la parole du questionneur : ceux-là ont dit : nous ne les adorons que pour qu'ils nous rapprochent, reconnaissant ainsi l'adoration, tandis que ces gens d'aujourd'hui ne disent pas qu'ils les adorent, mais disent qu'ils recherchent leur bénédiction ?

جـ: فالجواب أن يقال: الاعتبار بالحقائق والمعنى لا باختلاف الألفاظ، فإذا قالوا: ما نعبدهم وإنما نتبرك بهم، لم ينفعهم ذلك ما داموا فعلوا فعل المشركين من قبلهم، وإن لم يسموا ذلك عبادة، بل سموه توسلًا أو تبركًا، فالتعلق بغير الله، ودعاء الأموات والأنبياء والصالحين والذبح لهم أو السجود لهم، أو الاستغاثة بهم، كل ذلك عبادة ولو سموها خدمة، أو سموها غير ذلك، لأن العبرة بالحقائق لا بالأسماء كما تقدم.

Réponse : on répondra ceci : ce qui compte, ce sont les réalités et le sens, non la différence des termes. S'ils disent : nous ne les adorons pas, nous recherchons seulement leur bénédiction, cela ne leur sert à rien tant qu'ils font l'acte des associateurs d'avant eux, même s'ils n'appellent pas cela adoration, mais l'appellent tawassoul ou recherche de bénédiction. L'attachement à un autre qu'Allâh, l'invocation des morts, des prophètes et des vertueux, le fait d'égorger pour eux, de se prosterner devant eux ou de leur demander secours : tout cela est adoration, même s'ils l'appellent service ou lui donnent un autre nom, car ce qui compte, ce sont les réalités, non les noms, comme cela a précédé.

ومن هذا القبيل قول الجماعة الذين خرجوا مع النبي ﷺ إلى حنين لما رأوا المشركين يعلقون أسلحتهم على سدرة، قالوا: (يا رسول الله اجعل لنا ذات أنواط كما لهم ذات أنواط، فقال النبي ﷺ: «الله أكبر قلتم والذي نفسي بيده كما قالت بنو إسرائيل لموسى اجعل لنا إلها كما لهم آلهة». فجعل المقالة واحدة، مع أن هؤلاء قالوا: اجعل لنا ذات أنواط، فجعل قولهم مثل قول بني إسرائيل؛ لأن العبرة بالمعنى والحقائق، لا بالألفاظ.

De cet ordre relève la parole du groupe qui sortit avec le Prophète ﷺ vers Hounayn : lorsqu'ils virent les associateurs suspendre leurs armes à un jujubier, ils dirent : (ô Messager d'Allâh, fais-nous un Dhât Anwât comme ils ont un Dhât Anwât. Le Prophète ﷺ dit : « Allâhou akbar ! Vous avez dit, par Celui qui détient mon âme dans Sa main, comme ont dit les fils d'Isrâ'îl à Moûsâ : fais-nous une divinité comme ils ont des divinités ».) Il a fait des deux paroles une seule, alors que ceux-ci avaient dit : fais-nous un Dhât Anwât ; il a rendu leur parole semblable à celle des fils d'Isrâ'îl, car ce qui compte, c'est le sens et les réalités, non les termes.

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