La visite des tombes et le recours aux mausolées
Le Cheikh Ibn Bâz distingue la visite légiférée des tombes, la visite innovée, et celle qui relève du Shirk majeur : invoquer al-Badawî, al-Housayn ou Zaynab.
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Se souvenir de la mort n'est pas du pessimisme : c'est le rappel que le Prophète ﷺ a recommandé, celui qui remet ce monde à sa taille. L'islam encadre ce passage : la maladie, l'agonie, le lavage, la prière funéraire et l'enterrement, sans ajouts ni folklore.
Cette rubrique répond aux questions que chacun finit par se poser : ce qui profite réellement au défunt, la visite des tombes et ses limites, l'épreuve de la tombe, les signes de l'Heure et les étapes du Jour dernier, telles que les textes les décrivent.
Le Cheikh Ibn Bâz distingue la visite légiférée des tombes, la visite innovée, et celle qui relève du Shirk majeur : invoquer al-Badawî, al-Housayn ou Zaynab.
Le Cheikh Ibn Bâz : lire le Coran sur les morts est une innovation, et en prendre un salaire n'est pas permis ; banquets et sacrifices funèbres non plus.
Le Cheikh Ibn Bâz : la lecture offerte à autrui n'a pas de preuve ; l'aumône, l'invocation, le hajj et le jeûne dû profitent au vivant comme au mort.
Le Cheikh Ibn Bâz : les banquets au décès, même prévus par testament, sont une innovation de la Jâhiliyyah ; c'est aux proches de nourrir la famille du défunt.
Le Cheikh Ibn Bâz explique : le Prophète ﷺ fut enterré dans la chambre de ʿÂ'ishah ; l'agrandissement d'al-Walîd l'a englobée, sans en faire un argument.
Le Cheikh Ibn Bâz : mieux vaut délaisser tawâf et lecture pour les défunts, faute de preuve ; aumône, invocation, hajj et ʿoumrah sont légiférés.
Le Cheikh Ibn Bâz interdit de poser sur la tombe une plaque portant versets, nom du défunt ou date de décès : le Prophète ﷺ a interdit d'y écrire.
Le Cheikh Ibn Bâz : réunir des lecteurs pour offrir la lecture au défunt n'a aucun fondement ; l'aumône et l'invocation, elles, lui parviennent.
Le Cheikh Ibn Bâz : offrir la lecture du Coran aux morts n'a aucun fondement ; aumône, invocation, hajj, ʿoumrah et paiement des dettes leur profitent.
Le Cheikh Ibn Bâz : se rapprocher des morts par sacrifices ou offrandes est un Shirk majeur ; offrir la Fâtihah n'a pas de preuve ; que faire pour le défunt.
Le Cheikh Ibn Bâz interdit toute construction, plâtrage ou inscription sur les tombes : la Sounnah est de les surélever d'un empan seulement.
Le Cheikh Ibn Bâz : les condoléances restent recommandées même si le défunt est mort en péché (suicide, ivresse) ; prière et invocations demeurent permises.